Daniel Etounga-Manguelle explore les raisons de la faillite morale qui, depuis quatre siècles, fait de l’homme noir le paria de l’humanité.
Il esquisse quelques perspectives originales et audacieuses qui feront grincer bien des dents. Babacar N’Diaye, président de la Banque africaine de développement (Bad), dont on connaît la discrétion et la rareté du propos, ne s’y est pas trompé lorsqu’il écrit dans la préface : « L’un des mérites de Daniel Etounga-Manguelle est d’avoir voulu, par une démarche analytique sans concessions, aller plus loin et faire toucher du doigt ce qui, dans la culture africaine, freine, voire interdit, tout changement social… »
L’auteur va à l’encontre du discours africaniste dominant qui, depuis trente ans, s’obstine à justifier la faillite de nos Etats uniquement par l’esclavage et la colonisation.
Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentriste
9 000 CFAEntre la vision ou l’orientation des chercheurs africains et les idéologies des analystes européens au sujet de l’Afrique, de son histoire, de ses civilisations, de ses langues et de son avenir politique, le fossé se fait de plus en plus grand. Ce qu’il faut percevoir, à travers ces querelles universitaires, c’est la montée irrésistible de la conscience historique et culturelle africaine, partout dans le monde, en vue de la Renaissance Africaine, tandis que recule, fatalement, l’africanisme, renouvelant sa ruse, mais incapable de faire une saine auto-critique et de reformuler son discours post-colonial.
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